Du virtuel au réel

Résumé : Voici mon premier récit, et certainement pas le dernier. Je vais vous raconter comment j’ai retrouvé mon amour de jeunesse et comment nos messages par SMS interposés pimentent ma vie sexuelle.

J’étais confortablement installée sur mon lit, la tête relevée et mon téléphone portable dans la main.
Seule pour la journée, les enfants à l’école, je me décidai à lui envoyer un SMS.

Comme toujours, je réfléchis avant d’appuyer sur le bouton fatidique, qui lui permettrait de recevoir ce message : « Bonjour. Tu as passé un bon week-end ? Moi, je suis allée au bord de la mer. Et toi ? »
Ce premier message devait être sobre, dans la mesure où sa femme pouvait tomber dessus.
Le doux tintement de cristal qui annonçait l’arrivée d’une réponse me tira un sourire : Il avait mis peu de temps à répondre, signe qu’il était disponible.
« Bon week-end également, sans la mer. Qu’est-ce que tu fais ? »
Comme à chaque fois, son message se terminait par une question, signe que la discussion était ouverte.
Je levai les yeux au plafond pour réfléchir à la réponse que j’allais écrire. Au passage, j’aperçus mon reflet dans le psyché, placé dans l’angle de ma chambre.
Je suis une femme de 38 ans, très grande, les cheveux châtain et les yeux bleus.
Ma poitrine n’est pas trop généreuse, juste ce qu’il faut et malgré mon âge et 3 grossesses, je garde une jolie allure.
Mes doigts se remirent à pianoter sur le clavier de mon téléphone : « Je suis couchée sur mon lit et je pense à toi ».
La réponse ne se fit pas attendre : « Et tu te caresses ? »
A la lecture de ce message, je sentis une chaleur envahir mon ventre.
« Non, je ne me caresse pas. Pourquoi le ferai-je ? »
« Parce que tu penses à moi ».
Je restai un instant pensive à la réponse qu’il m’avait envoyée.
Depuis plus d’un an maintenant, j’avais repris contact avec lui. Jean-Christophe était un ancien voisin. Je le connaissais depuis l’âge de 8 ans. Il avait tout d’abord été comme un grand frère pour moi. Puis petit à petit, je l’avais regardé d’un autre œil. C’était un bel homme, mais de 10 ans plus âgé que moi. Blond, les cheveux un peu long, musclé et sportif, il avait tout pour plaire aux femmes. Et pourtant, je ne l’ai jamais vu avec une femme à cette époque là. Sans doute était-il très discret et ne voulait pas me choquer, car j’ai appris par la suite qu’il avait eu de nombreuses conquêtes.
J’avais retrouvé sa trace par internet, envoyant une rafale de mails avec toutes les orthographes et toutes les terminaisons imaginables : « Bonjour, je ne sais pas si tu te souviens de moi mais, si tu es le Jean-Christophe… que j’ai connu à…., sache que j’aimerais beaucoup avoir de tes nouvelles.
Et effectivement, il avait répondu.
Nous avions alors engagé une conversation par mails interposés, sans que jamais l’idée ne vienne de nous téléphoner ou de nous voir.
Puis cette conversation avait petit à petit viré en confession. Il fallait que je sache si cette entente et ce sentiment d’être proche de lui autrefois n’étaient qu’un fantasme, ou avait réellement existé.
Il m’avait alors avoué avoir eu très envie de me faire l’amour mais s’était abstenu du fait de notre différence d’âge.
Cette confession m’avait fortement perturbée.

Revenant à la réalité, je repris mon téléphone : « Je suis seule toute l’après midi, j’ai du temps et je fais ce que je veux. Tiens, je vais aller prendre un bain »
Je me dirigeais donc vers la salle de bains, allumant l’eau et le radiateur et me déshabillant en m’observant dans le miroir.
Il m’avait raconté une fois comment il imaginait notre première fois. J’avais 15 ans, il m’avait emmené dans son appartement parisien.
Assis sur son canapé pour siroter un verre, nous nous étions mis à nous chamailler, se chatouillant mutuellement. Sa main s’était arrêtée sur un de mes seins, il fut surpris de ma réaction, laissant échapper un gémissement.
Ses caresses s’étaient faites plus insistantes, ses mains étaient passées sous mon tee-shirt.
Il en avait alors exacerbé les bouts jusqu’à ce qu’ils deviennent durs et saillants.
Alors, sa bouche fut attirée par une de ces pointes tendues et, dégrafant mon soutien gorge, il s’était mis à la lécher, la sucer, la mordiller.
Il était en train de m’apprendre les plaisirs de l’amour.
De sa main droite, il caressait ma cuisse depuis le genou, remontant dangereusement vers mon sexe.
J’étais perdue dans une sorte de brouillard de volupté, mon cœur battait fort, j’avais chaud, je sentais mon entrejambe humide.
Je me laissais guider par cet homme en qui j’avais toute confiance. Je savais qu’il allait me faire l’amour, j’en avais tellement envie !
Je m’enhardis à passer mes mains sous son tee-shirt et lui prodiguais les mêmes caresses que celles qu’il venait de me faire découvrir.
Je sentais maintenant sa main plus insistante sur mon entrejambe. De sa paume, il frottait mon clitoris à travers l’épais tissu de mon jean.
C’était bon.
Sa bouche quitta mon sein et de ses deux mains, il entreprit de déboutonner mon pantalon, laissant la place pour une main, de s’engouffrer à l’intérieur de ma culotte.
Je sentais alors nettement mieux cette caresse. Mon vagin se contracta, me procurant une immense sensation de bien être. Je sus plus tard que c’était un orgasme. Il me serrait dans ses bras, je m’abandonnais. Un doigt pénétra dans ma grotte humide. Il allait et venait lentement, c’était agréable. Je sentais cette chaleur revenir.
C’est alors qu’il s’arrêta pour me retirer mon pantalon. Il l’attrapa au niveau des pieds et le fit glisser le long des mes jambes, interminables. J’étais quasiment nue devant lui, je n’en éprouvais aucune honte. Il finit de me dévêtir totalement.
Couchée sur le dos, nue comme un ver, je l’attendais.
Il se dévêtit à son tour. Pour la première fois, je voyais pour de vrai un sexe d’homme en érection.
« Tourne toi ».
Je trouvais sa demande étrange mais je m’exécutais et me couchais à plat ventre.
Il observait mes fesses !
Puis il vint s’allonger de tout son poids sur moi et me pénétrait pour la première fois.

Maintenant déshabillée, la baignoire remplie d’eau, je me laissais couler au fond, m’immergeant totalement pour réapparaître immédiatement à la surface. Mon téléphone était posé sur le rebord du lavabo.
Je le pris pour envoyer un nouveau message : « Je suis dans mon bain, c’est bon. Je repense à ce que tu m’as écrit la dernière fois ».

Ding ! Ding ! « Tu as de la chance, je ne prends pas souvent de bain, juste pour me réchauffer après avoir couru dans le froid. Tu peux te caresser maintenant »

Mais là, je ne l’avais pas attendu ; me rappeler son fantasme de première fois avec moi m’avait plus qu’excitée et ma main était naturellement venue titiller mon petit bourgeon.

Un autre message arriva : « Tu te caresses, n’est ce pas ? Vas-y, n’hésite pas, fais-toi tu bien c’est ton corps après tout, tu peux en faire ce que tu veux ».
En lisant ces derniers mots, je jouis violemment.

Proposée par carol la grande

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